L’audit de contenus est une opération visant à analyser et à évaluer le contenu d’un site Web, pour en identifier les points forts et les points faibles. La finalité ? Savoir quels sont les contenus qui doivent être conservés, améliorés, réutilisés sous un autre format, ou encore supprimés.

Un audit de contenus s’avère particulièrement utile si votre site génère peu de trafic par rapport aux efforts investis dans la stratégie de contenus, ou encore si le site a beaucoup de trafic mais génère peu de leads, ou peu de leads qualifiés.

Le point sur les étapes à suivre pour un audit de contenus efficace.

1. Cibler ses objectifs

La première étape d’un audit de contenus réussi est de définir précisément les objectifs que celui-ci devra remplir. Ces objectifs peuvent être multiples, et dépendent des lignes directrices de votre stratégie de contenu. En effet, en fonction des objectifs visés, les informations à collecter et à analyser, ainsi que les actions à mettre en place, ne seront pas les mêmes.

On peut citer comme objectifs :

  • Améliorer les performances SEO du site : ici le but final sera de gagner en trafic. L’audit pourra passer par l’analyse des pages les plus performantes, ainsi que des moins performantes, du site, par une analyse du maillage interne, mais aussi par la traque au duplicate content.
  • Améliorer l’engagement de la cible : l’audit pourra alors s’orienter sur l’analyse des contenus les plus partagés, les plus commentés, mais également ceux qui le sont le moins, pour réussir à déterminer quel est le type de contenu qui maximise l’engagement social.
  • Améliorer le taux de conversion : ici, l’audit devra s’axer sur les contenus qui génèrent le plus de leads, sur l’efficacité des CTA, mais aussi sur le degré de qualification des leads en fonction des contenus.

2. Répertorier le contenu

La deuxième étape incontournable, qui peut s’avérer assez longue selon la taille du site, est la collecte de toutes les URL qui devront être analysées.
Plusieurs outils existent pour faciliter cette étape et permettre une première analyse de la qualité des pages : par exemple Screaming Frog, ContentWRX Effectiveness, ou encore la fonctionnalité Content Audit de SEMrush.

Important : pour collecter facilement les URL d’un site, on peut se baser sur son sitemap. Si le site n’en a pas (encore), vous pouvez en générer un très simplement via Google Search Console.

Une fois toutes les URL collectées, vous pourrez créer le tableur dans lequel vous ajouterez toutes les informations pertinentes à réunir pour chacun des contenus.

Voici quelques incontournables :

  • Type de contenu : article de blog, fiche produit, landing page, snack content, etc.
  • Format du contenu : seulement du texte, avec ou sans image, avec ou sans vidéo, etc.
  • Longueur du texte : combien de mots / caractères comporte le contenu ?
  • Métadonnées : balise title, meta description, titre de la page (H1).
  • Ancienneté de la page : date de mise en ligne du contenu et/ou de dernière modification.
  • Champ sémantique : y a-t-il un mot-clé principal clairement identifié pour la page ?
  • Maillage : combien y a-t-il de liens entrants et sortants pour ce contenu ?
  • Positionnement : sur le mot-clé ciblé par la page, en quelle position se place-t-elle dans les SERP ?

Pour aller plus loin : 17 KPI à suivre pour mesurer l’efficacité de sa stratégie de contenus.

3. Analyser les données

Une fois les datas collectées pour toutes les pages qui vous intéressent, il est temps d’évaluer le contenu et de savoir quelles actions favoriser :

  • Conserver le contenu : les contenus qui sont qualitatifs et déjà optimisés pour le référencement peuvent être gardés tels quels. Pensez tout de même à prévoir des mises à jour ponctuelles, notamment si des informations deviennent obsolètes : au-delà de la plus-value certaine pour votre audience, Google récompense les updates de contenus.
  • Modifier le contenu : les contenus à faible trafic et/ou à faible taux de conversion doivent être retouchés. En fonction des lacunes identifiées, les interventions à faire sur les contenus peuvent varier : réécriture totale, ajout d’informations nouvelles, d’images et/ou de vidéos, développement du champ sémantique, optimisation des métadonnées, renforcement du maillage autour de la page, etc.
  • Réutiliser le contenu : vous pouvez aussi prendre le parti de « recycler » le contenu de plusieurs pages, pour obtenir un meilleur contenu, plus complet. Attention à ne pas garder les anciens contenus en doublon en revanche, au risque de vous faire sanctionner par Google. Une redirection 301 qui reroute vers la nouvelle page permettra de ne pas totalement perdre le référencement de ces anciens contenus.
  • Supprimer le contenu : le contenu présente du duplicate content, ou le ratio entre les performances actuelles et le temps nécessaire à sa mise à jour n’est pas intéressant ? Il ne faut pas hésiter à le supprimer purement et simplement.

Zoom sur les bonnes pratiques à suivre pour optimiser la mise à jour de ses contenus.

4. Mettre en place un plan d’action

La dernière étape de l’audit sémantique est l’établissement d’un plan d’action concret pour chaque URL :

  • Le choix des priorités d’actions doit s’appuyer sur les objectifs fixés en début d’audit : l’investissement dans la mise à jour et l’amélioration de contenus existants doit répondre aux besoins prioritaires de la stratégie de contenus.
  • Il faut également tenir compte de l’effort qui sera requis pour chacune de ces actions : là où la réécriture de métadonnées ne prendra que quelques minutes par page, la réécriture entière d’un contenu sera nécessairement plus longue. Le tout est de trouver le bon dosage pour avoir un ROI satisfaisant sur les actions mises en place.

Vous connaissez désormais les grandes étapes d’un audit de contenus. Gardez en tête que celles-ci ne sont pas exhaustives et qu’en fonction des particularités de votre site, des actions supplémentaires ainsi qu’une analyse plus poussée peuvent s’avérer nécessaires.

N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations.